mercredi 28 décembre 2016

La discipline à l'école


La discipline à l’école

Panneau mural "La tenue" (collection musée)

La tenue

L'élève doit avoir une bonne tenue pour écrire et des instructions précises sont données à cet effet  comme l'indique ce document :

"S'asseoir naturellement, tenir le corps droit et d'aplomb. Ne pas placer, comme le conseillent certaines méthodes, le côté gauche plus près de la table que le côté droit ; il peut en résulter des attitudes vicieuses qui, chez les enfants, occasionnent la torsion plus ou moins prononcée de la colonne vertébrale et la déformation des côtes et des épaules (fig.1)"

samedi 24 décembre 2016

François-Etienne DULAC


François-Etienne Dulac

1834-1901

Portrait de François DULAC, photographie, 1889


Un architecte scolaire

Le Musée de la Maison d’Ecole à Montceau-les-Mines a été installé dans la seule des écoles communales construite par l’architecte DULAC à Montceau, qui ait été conservée. Ce bâtiment monumental a fait l’objet d’une protection au titre des Monuments Historiques.


mardi 20 décembre 2016

"N'oublie rien..."


« Petite histoire d’un écolier d’autrefois  expliquée aux enfants d’aujourd’hui »

Cartables et protège-cartable


CHAPITRE II
 « N’oublie rien… »



« Bon sang, il ne faut pas que j'oublie de ramener une noix pour la classe..." une noix, certes, mais quoi d’autre ? Un cartable bien sûr ! "Quelques jours avant la rentrée des classes, on m'acheta un beau képi neuf, on me fit faire de beaux sarraus noirs pour aller à l'école; on m'acheta un sac d'écolier, un beau sac neuf, jaune, en toile et en cuir avec des dessins, et une courroie en cuir glacé; on m'acheta des beaux crayons neufs à un sou, des beaux porte-plumes neufs, et de belles plumes neuves." (Témoignage). A la fin du XIXme siècle, les enfants étaient souvent munis de musettes en toile confectionnées par la famille plutôt que d'un cartable, c’était le cas de Jules. Les écoliers issus d'un milieu plus aisé possédaient une sacoche ou un cartable en cuir parfois lui-même protégé par une housse en tissu. Après la seconde guerre mondiale apparaîtront les cartables de confection industrielle en carton bouilli qui ne faisaient que rarement la "carrière scolaire" de l'enfant, contrairement à leurs solides ancêtres.

Le musée scolaire


Le musée scolaire

Objets du musée scolaire de l'école Jean JAURES à Montceau-les-Mines


Vers de nouvelles méthodes pédagogiques

"Dans toutes les écoles, à tous les cours, la méthode employée doit être une méthode fondée sur l'observation et l'expérience (...). Un musée scolaire, c'est un petit laboratoire, c'est l'endroit où l'on range, après la classe, les matériaux que les enfants ont manipulés, les appareils qu'ils ont fait fonctionner..." Ainsi sont définies les nouvelles orientations pédagogiques dans les Instructions de 1923.



mardi 13 décembre 2016

"Il est l'heure !"



« Petite histoire d’un écolier d’autrefois  expliquée aux enfants d’aujourd’hui »

L'histoire de Jules


CHAPITRE I
 « Il est l’heure ! »

Chacun se souvient de son école. Des souvenirs plus ou moins anciens… Mais comment raconter l’histoire d’un écolier d’autrefois et de son cheminement dans les premières années de sa vie scolaire aux enfants du XXIème siècle ? Penchons-nous un moment, sans trop de nostalgie, sur ce que fut son environnement, sa vie à l’école, son ressenti quelquefois, ses tâches assurément. C’est ce que le Musée de la Maison d’Ecole à Montceau-les-Mines avait tenté de faire il y a quelques années en tournant un film en partenariat avec le Ciné Caméra Club local : « De Jules à Julien » (1) (à voir aussi dans la prochaine rubrique « Vidéos »).  Voici, en quelques chapitres à suivre, ce qu’aurait pu être l’histoire de Jules, écolier d’antan, expliquée à nos jeunes visiteurs, écoliers d’aujourd’hui.


La Marianne



Marianne à l’école de la République

La Marianne de l'école Jean Jaurès à Montceau


4 septembre 1870

Provenant de l'école primaire publique de garçons créée en 1881, à Montceau-Centre, deux bustes moulés, l'un blanc, en plâtre, l'autre ocre rouge, en terre cuite, représentent la République Française, par une jeune femme coiffée du bonnet phrygien. 



Retour sur la Marianne au sein nu



Retour sur la Marianne au sein nu

La Marianne au sein nu de l'école Jean Jaurès à Montceau


Le symbole républicain

Le peuple est moins capable de se souvenir de la Première République (1792-1799) que de l’empereur Napoléon Premier : ce dernier va monopoliser abusivement toute une imagerie jusqu'en 1848. Alors, au pouvoir en cette première année de la Seconde République, les républicains comprirent la nécessité d'incarner celle-ci par une imagerie capable d'effacer la précédente. Malheureusement, sans qu'on oubliât complètement la représentation de Marianne ainsi née, Napoléon III (1852-1870) lui substitua celle de sa propre personne.


mercredi 7 décembre 2016

La laïcité en questions


Les conférences du Musée de la Maison d’Ecole

Alain Mougniotte



L’action d’Emile COMBES de 1902 à 1905 : débats et enjeux

Conférence d’Alain Mougniotte, salle François Miterrand à Blanzy :


Né le 25 janvier 1958, Normalien de la Promotion 76/78 de l’Ecole Normale de Mâcon, Alain Mougniotte a été instituteur de 1978 à 1991. Après avoir été Maître de Conférences de Sciences de l’Education  à l’Université Lumière-Lyon 2, il est devenu Docteur es Sciences de l'Education. Il est professeur à l'Université de Franche-Comté à partir de 2002, il enseigne à l'I.U.T. de Belfort-Montbéliard au département Carrières Sociales. Directeur de l'ESPE de Lyon (Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education), chargé d’enseignement et de recherche, Il est président du Centre Lyonnais d'Etudes et de Recherches en Sciences de l'Education.


jeudi 1 décembre 2016

L'imprimerie scolaire


L’imprimerie scolaire

Les caractères mobiles



Vers l'Ecole Nouvelle

Si l'invention très ancienne des caractères mobiles d'imprimerie est due au moine allemand Gutenberg, c'est à Célestin Freinet que l'on doit celle d'une presse spéciale pour les enfants. 


Défendre la Patrie !



« Défendre la Patrie ! »

Période 1914/1918

Couverture "Défendre la Patrie !"


Quand tu seras soldat !


« Quand tu seras soldat ! »

Période 1870/1920

Couverture "Quand tu seras soldat !"


Le boulier numérateur


« Le boulier numérateur »

Couverture "Boulier numérateur"


Maisons d'école en Saône-et-Loire


« Maisons d’école »

A. Dessertenne – F. Geoffray


Couverture "Maison d'école"


La Rédaction


« La Rédaction »

Couverture "La Rédaction"


Trentenaire de la Maison d'Ecole


  « Trentenaire de la Maison d’Ecole »

Couverture "Trentenaire de la Maison d'Ecole"


Naissance de l'école publique à Montceau


« 1899 – 1999 »
Centenaire des mouvements sociaux
Naissance de l’Ecole Publique

A  Montceau-les-Mines

Couverture "1899-1999"


Cent ans d'école


« Cent ans d’école »

Couverture "100 ans d'école"


jeudi 24 novembre 2016

Le bonnet d'âne

Le bonnet d’âne

Bonnet d'âne



Le bonnet d'âne faisait partie de l'arsenal des punitions au même titre que la baguette, la retenue, le piquet au coin ou la pelote autour de la cour.
Fabriqué par le maître, il était habituellement en papier, plié de façon à former deux cornes ou oreilles : l'élève ainsi coiffé devenait "l'âne de la classe". On cherchait quelquefois à se débarrasser de l'infamante coiffure en la faisant disparaître, comme le prouve le bonnet en coton retrouvé sous le plancher d'une classe désaffectée (bonnet qui a servi de modèle pour la confection de la présentation ci-dessus).


samedi 19 novembre 2016

Le compendium métrique

Le compendium métrique

Le compendium métrique dans son armoire vitrée


L’unification des poids et mesures

Le compendium faisait partie du fonds scolaire obligatoire, au même titre que le fonds de bibliothèque. On le trouve, composé à peu près de la même manière, dans toutes les classes, quelle que soit leur ancienneté :


jeudi 17 novembre 2016

L'activité physique

L’activité physique au service de la Nation

Historique  sur  le  Bassin  Montcellien.

par Michel Billard, Secrétaire de l'assosiation


Manuel des bataillons scolaires


L’activité physique à l’école

18 Mars 1879 : proposition de loi du sénateur GEORGE rendant la gymnastique obligatoire dans tous les collèges et toutes les écoles publiques de garçons.
4 Novembre 1880 : les républicains de la Troisième République enfin au pouvoir, veulent aller plus loin que de simples exercices militaires. Ils sont sensibles à une proposition d’Aristide REY d’organiser en bataillons armés et équipés les écoles communales de garçons.
29 Mars 1881 : Jules FERRY informe les chefs d’établissements scolaires publics qu’il les met en possession d’un « Manuel de gymnastique et d’exercices militaires. » Ce manuel (bible officielle de l’enseignement de l’éducation physique) se divise en deux parties : la gymnastique sans appareils et les exercices militaires.

Les bataillons scolaires

Création, organisation et fonctionnement
des bataillons scolaires

La préparation des corps

"Méthode de lecture, cours préparatoire, livret 2" Cuissard, 1900


La loi du 28 mars 1882 met la gymnastique et les exercices militaires au nombre des matières d’enseignement des écoles primaires publiques de garçons :

« Art. 1  L’enseignement primaire comprend :
             1°) l’instruction morale et civique
             2°) la lecture et l’écriture
             ………
             9°) la gymnastique
            10°) pour les garçons : les exercices militaires pour les filles, les travaux d’aiguilles ».  


mardi 15 novembre 2016

Souvenir Français

Visite du Souvenir Français au Musée

Le bureau du Souvenir Français au Musée



Un soutien aux projets du Musée  



Le Président Flamand, de la section du Bassin minier du Souvenir Français, et plusieurs membres de son bureau sont venus en observateurs durant la visite par les élèves de Cycle III de l’école Anatole France du Bois-du-Verne de l’exposition « Défendre la Patrie ! ».


L'histoire de Paul Constant Moutardier

L’histoire de Paul  Constant Moutardier

Une bien triste histoire...

La Grande Guerre racontée aux enfants

Une cinquantaine de classes s’est passionnée pour la guerre de 14-18 à travers le destin tragique du sergent Paul Constant Moutardier, instituteur à l’école de garçons du Bois-du-Verne à Montceau, mobilisé en 1915 et mort pour la France en 1918.



L'histoire d'Antoine Chaînard

L’histoire d’Antoine Chaînard


Le pupitre d'Antoine Chaînard au musée


Les bataillons scolaires racontés aux enfants


Un même nom, gravé sur un pupitre d’écolier vers 1890 et gravé à nouveau dans la pierre d’un monument aux morts en 1920 : Antoine Chaînard. Il n’en fallait pas plus pour passionner les mille élèves qui sont venus visiter l’exposition « Quand tu seras soldat ! Période 1870-1914 ».


jeudi 10 novembre 2016

Inauguration de l'exposition du 11 novembre 2015

« Les Instits du Centenaire »


Mardi 10 novembre 2015 : « Défendre la Patrie ! »

Cérémonie d’inauguration au Musée de la Maison d’Ecole



Monsieur Fabien Ben, Inspecteur d’Académie, Directeur Administratif des Services Départementaux de l’Education Nationale, en présence de nombreux élus et représentants de l’AAEENM, a procédé à l’inauguration de l’exposition définitive « Défendre la Patrie ! Période 1914-1918 »


M. Fabien Ben, Inspecteur d'Académie, DASEN (Directeur Académique des Services de l'Education Nationale)



Exposition au Château d'Aux à Gueugnon

« Les Instits du Centenaire »


Samedi 17 octobre 2015 : « Défendre la Patrie ! »


Cérémonie d’inauguration et de présentation au Château d’Aux 




Dans le prolongement de l’Assemblée Générale de l’AAEEMN a eu lieu l’inauguration d’une partie itinérante de l’exposition « Les Instits du Centenaire » présentée par le Musée.



Les spécialistes du Musée et les membres de l'AAEEMN (Association des Anciens élèves de l'Ecole Normale)



mardi 8 novembre 2016

L’école dans les premières heures de la

Grande Guerre

Affiche de la mobilisation générale (collection privée)


Les Hussards Noirs de la République :

Cette période 14/18 montre à tous que l'Ecole Laïque n'est pas antipatriotique comme ses adversaires le lui reprochaient. Les maîtres de la République, sous-officiers pour la plupart, défendent la Patrie sur les fronts de la Marne, de l'Yser, de Salonique ou de Verdun. 35817 sont mobilisés, 8119 mourront pour la France et des milliers, blessés ou mutilés reprendront leur classe. Ils ont démontré par leur courage et leur bravoure qu'ils n'étaient pas corrompus ni "le chancre dont la France allait mourir".