dimanche 23 juillet 2017

L'enseignement par le film


L’enseignement par le film

Projecteur PATHE-KID-9 mm, modèle simplifié du PATHE-BABY-9mm pour usage scolaire, 1934 (collection musée)

Au temps des « films-flammes »…

Vers les années 1930/35, les garçons de l'école de Montceau-Bois-du-Verne avaient la joie de se rendre chaque semaine au cinéma pour quelques centimes... Ils pouvaient jouir, le mercredi après-midi, jour de classe, d’une petite séance récréative (le jour de congé était alors le jeudi d’où l’expression désignant une semaine de vacances hypothétique : « la semaine des quatre jeudis… »). Un maître choisissait les films, souvent comiques ou d’aventures, qui devaient être projetés dans la salle du quartier où les élèves étaient conduits et surveillés par le corps enseignant.



mercredi 12 juillet 2017

La place de la femme dans l'enseignement 1850-1945


La place de la femme dans l’enseignement
1850 -1945
Synthèse du colloque
« Images publiques des enseignants »
INRP, 1995
Prolongement de l’exposition « Une affaire de femmes ? »


(Suite de l’article sur Julie Victoire Daubié dans "Vous qui passez le bac 2017, souvenez-vous !" rubrique « L’école dans l’histoire ou histoires d’écoles ? »)

« Ecole maternelle », Henri Geoffroy, 1898. Œuvre acquise par le Bureau des travaux d’art en 1898, elle figura à l’exposition Universelle de 1900 (Paris) puis à l’exposition  de l’enfance de 1901 (Paris), pour finir en 1902 à l’Ecole Normale Supérieure de Jeunes Filles de Sèvre, devenue IUFM puis ESPE. Elle y est toujours exposée Salle des Actes.


Des origines de la féminisation

La loi Duruy du 10 avril 1867 amène à égalité l’offre scolaire pour les garçons et pour les filles en instituant une école distincte pour chaque sexe dans toute commune d’au moins 500 habitants. Bien qu’à cette époque moins de filles ne soient scolarisées que de garçons, les institutrices sont plus nombreuses que les instituteurs, toutes écoles confondues : publique et bien entendu libre, acquis des congréganistes sous le régime de la loi Falloux. Cette féminisation « raisonnable » de la profession était déjà un fait sous le Second Empire et en 1863.

mardi 4 juillet 2017

Histoire de Jules, écolier de 1900


« Petite histoire d’un écolier d’autrefois  expliquée aux enfants d’aujourd’hui »


"Histoire de France en image", Claude Augé et Maxime Petit, première édition 1895 (collection musée)


CHAPITRE XI 
« Que de choses à faire…»


 L’essentiel de l’activité scolaire pour Jules était, bien évidemment, moins consacré à la récréation qu’aux apprentissages. Avant de quitter l’école, Certificat en main ou non, il lui fallait acquérir les bases de l’enseignement dispensé selon les instructions des lois Ferry de 1882 et suivantes. Préférées ou détestées, les leçons du maître incluaient de nombreuses matières.

mardi 27 juin 2017

Hommage à Henri Besseige


Hommage à Henri Besseige

Montcellien amoureux du Pays Noir

Henri Besseige (1887/1967), en bas, à gauche de cette photo de famille, comme à son habitude souriant et aimable (collection particulière)

Qui se souvient encore de l’école de filles de la rue Carnot

Aux origines de Montceau, une seule rue principale traversait la ville : la rue Centrale, qui allait devenir l’actuelle rue Carnot, elle était le cœur de la cité minière. Si la première école primaire publique de garçons avait été construite rue de l’Est (de l’autre côté de la voie de chemin de fer, à une centaine de mètres) par l’équipe municipale républicaine du docteur Jeannin, qui avait battu l’équipe Chagot aux élections de 1878, la construction d’une école des filles avait suivi dans la foulée : une belle école, identique à la première, presque en face, en « miroir » comme le soulignait l’architecte.

jeudi 22 juin 2017

Lettre aux bacheliers d'aujourd'hui


Vous qui passez le « bac » 2017


Souvenez-vous !

Julie Victoire Daubié


La première bachelière de France

Les épreuves du Baccalauréat se succèdent en cette fin juin et les lycéens sont nombreux à se présenter à l’examen, filles et garçons, quelle évidence, n’est-ce pas ? Et pourtant, qui se souvient de Julie Victoire Daubié, première bachelière de France, enfin diplômée le 17 mai 1862 ? Voilà son histoire : le parcours tourmenté d’une femme  opiniâtre et courageuse… 


mardi 20 juin 2017

Echanges culturels


Echanges culturels

Jacqueline Gaumet guide nos étudiants espagnols


Des collégiens espagnols au Musée


Venant de la région de Grenade, 5 jeunes collégiens actuellement accueillis au Collège Saint Gilbert ont visité le Musée de la Maison d’École le vendredi 16 juin  après-midi.


dimanche 18 juin 2017

Adopter un lieu pour l'enchanter

« Adopter un lieu pour l’enchanter »

Projet  départemental

(Suite et fin)
Dans la salle 1950

Enregistrement dans la salle 1950

(Voir la vidéo en fin d’article)

Les petits chanteurs sont au rendez-vous pour cette deuxième séance de chant au musée : l’équipe de tournage est toujours fidèle au poste, la maîtresse, l’accompagnatrice et les enfants sont prêts à affronter les caméras, Magali Fras aussi… 

Adopter un lieu pour l'enchanter

« Adopter un lieu pour l’enchanter »


Projet  départemental
(2)

Les élèves de l'école Jean JAURES de Montceau en répétition


mardi 13 juin 2017

Le chemin vers la laïcité

Le chemin vers la laïcité
 (Troisième  partie)

Période 1856-1914

Gustave Rouland (1806-1878)

Aux origines d’un enseignement laïque


Sous les ministères Rouland (1856-1857 et 1860-1863) et Duruy (1863-1869), la restauration de l’enseignement public est engagée. Près de 7 000 instituteurs laïques répondent à une nouvelle enquête diligentée par Rouland, ils dénoncent pèle-mêle leurs mauvaises conditions d’exercice, le mauvais état des établissements scolaires et leur assujettissement aux autorités locales. Le résultat de cette enquête restera secret jusqu’en 1866, jusqu’à ce que les journaux d’opposition s’en emparent. 

vendredi 9 juin 2017

La fin d'un mythe


Le Certificat d’Etudes Primaires

La fin d’un mythe

Rédaction du Certificat d'Etudes Primaires, session 1979 (collection musée)


Le Certificat d’Etudes Primaires s’est éteint à l’âge de 107 ans... mais restera pour longtemps dans la mémoire collective des français et dans les œuvres de Pagnol, de Colette et de bien d’autres encore. Créé dans sa forme définitive par Jules Ferry dans sa loi du 28 août 1882. Il fut enterré par un décret paru au Journal Officiel le 28 août 1989. Sa mort était annoncée par le Conseil de l’Enseignement Général et Technique depuis 1987, mais le fameux décret n’entra en vigueur que le 1er janvier 1991, année de la dernière session de cet examen mythique, encore plus emblématique peut-être que le baccalauréat. Malgré cela, les jeunes y  étant toujours nombreux à briguer le « certif », il fut maintenu à titre exceptionnel dans les Territoire d’Outre-Mer et Mayotte.